La joie au travail n'est pas un luxe, c'est une ressource
Tu as entendu ça mille fois : "trouve un travail que tu aimes et tu ne travailleras jamais". C'est un mensonge bienveillant. Mais il y a quelque chose de vrai en dessous : la joie au travail n'est pas une question de chance ou de personnalité. C'est une décision active.
Et pour les femmes cadres en transition, c'est souvent la clé manquante.
Le prix caché de la performance
Je rencontre régulièrement des femmes qui performent. Vraiment performent. Elles gèrent des équipes, elles livrent des résultats, elles sont reconnues. Et elles sont vides.
Pourquoi ? Parce qu'elles confondent agentivité et devoir. Elles se disent : "je dois performer, donc je dois commander". "Je dois réussir, donc je dois contrôler". "Je dois être légitime, donc je dois prouver".
C'est l'inverse de la joie.
La joie au travail, c'est quand tu peux décider. Quand on ne te demande pas d'exécuter une vision qui n'est pas la tienne, mais de créer la tienne. Quand tu as le droit de dire non. Quand tes choix comptent.
Harvard Business Review l'appelle agentivité : la capacité à agir en fonction de ses propres valeurs, pas juste en fonction des attentes. Et c'est le seul levier durable de performance.
Ce qui te dévore vraiment
La plupart des cadres femmes pensent que c'est l'overload. Trop de réunions, trop de mails, trop de responsabilités.
Ce n'est pas ça.
C'est travailler dans une structure où tu dois constamment demander la permission. Où tu dois convaincre avant de pouvoir agir. Où tes instincts, ton expérience, ton jugement ne sont pas assez légitimes.
C'est faire un travail qui ne t'alimente plus. Un travail que tu faisais par nécessité et qui, maintenant, tu traînes comme une chaîne.
C'est l'absence de joie. Et ça, ça tue.
La vraie question
Beaucoup de femmes me disent : "Bo, je veux quitter mon poste". Et souvent, c'est pas parce que le job est dur. C'est parce qu'elles ont perdu le droit de décider. D'innover. D'échouer. D'essayer.
Quitter, c'est une option. Mais avant, il y a une question plus profonde : "qu'est-ce qui m'alimente vraiment dans le travail ?"
Est-ce la maîtrise technique ? L'impact sur les autres ? La création ? L'autonomie ? Le lien ?
Quand tu sais ça, tu peux vérifier si ton poste actuel peut te l'offrir. Et sinon, tu sais exactement vers quoi aller.
Agentivité : ton droit d'être autrice
Voici le truc : on ne t'a probablement jamais demandé. On t'a dit comment faire le job, pas ce qui te fait vibrer.
Alors voici ce que je te propose. Pour les trois prochaines semaines :
1. Chaque jour, note un moment où tu as agi librement. Pas suivi des ordres, pas exécuté un plan. Où tu as décidé du chemin.
2. Note aussi un moment où tu as dû demander la permission. Même pour une petite chose.
3. Regarde la différence d'énergie entre les deux.
Si la deuxième liste est plus longue, tu sais quoi faire. Tu peux négocier plus d'autonomie. Tu peux changer de rôle dans la même entreprise. Ou tu peux partir.
Mais d'abord, teste. Demande une réunion avec ton manager. Dit : "Je voudrais essayer de prendre plus de décisions sur X". Vois ce qu'il se passe.
Souvent, l'agentivité n'est pas interdite. Elle est juste pas explicite.
L'angle Voyage Introspectif
C'est pour ça que j'ai créé le Voyage Introspectif. Pas pour te dire quel job tu dois faire. Mais pour que tu découvres ce qui te fait vibrer, réellement.
Pas ce qu'on t'a dit qu'une femme cadre devrait faire. Pas ce que ta mère pensait être important. Pas ce qu'on attend de toi.
Toi. Vraiment toi.
Une fois que tu sais ça, la joie revient. Parce que tu ne cherches plus la permission. Tu cherches l'alignement.
Et c'est une ressource. Pas un luxe.
Tu veux commencer ? Réponds à sept questions simples sur ton profil, ton énergie, tes vrais blocages. Ça prend 10 minutes.
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Les réponses te montreront où tu es vraiment alignée. Et où tu donnes ton énergie pour rien.
Alors, prête à être autrice de ta trajectoire ?